Le tumulte s’apaise et les lumières s’éteignent. Une présence marquante de la nuit bordelaise disparaît, celle de Charlie, le boss de la Pachanga.
À 75 ans, Charles Martin, connu de tous sous le nom de Charlie, est décédé ce 4 mai à l’hôpital, emporté par une maladie de longue durée. Jusqu’à ses derniers jours, il continuait de veiller sur son établissement, La Pachanga, fidèle à une vocation qui ne l’a jamais quitté.
Figure bien ancrée dans le paysage festif bordelais, il avait construit son parcours au fil des décennies, passant de la sécurité des clubs à la gestion de plusieurs lieux, avant de s’imposer durablement sur les quais de Paludate, avec La Pachanga. À l’époque, ce secteur concentrait une intense activité nocturne, devenue depuis un souvenir pour de nombreux riverains.
Son itinéraire reflète les profondes mutations de la vie nocturne à Bordeaux, entre âge d’or des discothèques et recomposition urbaine. Les quais de Paludate ont changé de visage, les habitudes aussi, mais son nom reste associé à une période où la fête structurait une partie de l’identité de la ville.
Charlie faisait partie de ces personnes qui laissent une empreinte durable. Dans mon parcours de jeune adulte, La Pachanga a longtemps été un lieu de découvertes musicales et de rencontres, porté par une atmosphère où se mêlaient les publics et les styles, avec une vraie richesse culturelle.
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Des années Dj Davbomb aux platines jusqu’à aujourd’hui, ce club est resté un repère des nuits bordelaises, témoin d’une époque et d’une énergie qui ont marqué toute une génération. Charlie en était l’un des piliers, l’un de ceux qui font tourner un lieu sans chercher la lumière.
Il incarnait une forme de patron de club rare, à la fois humain, attentif et profondément professionnel. On sentait chez lui le souci des autres autant que celui du travail bien fait, ce qui expliquait aussi l’attachement que beaucoup lui portaient.
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Toutes mes pensées vont à sa famille et son personnel dans ce moment difficile. J’ai aussi une pensée particulière pour son fils, présent à ses côtés au fil des années, avec constance et fidélité.
déclare Kylian Bay, fondateur du Bulletin Bordelais
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La cérémonie d’adieu se tiendra le 11 mai à Fargues-Saint-Hilaire.










