Commémorations de l’esclavage : Bordeaux met l’accent sur la transmission historique
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Bordeaux continue d’interroger son histoire. Vingt-cinq ans après l’adoption de la loi Taubira, la ville remet au premier plan la question des mémoires liées à l’esclavage et à la traite négrière.

Du 10 au 23 mai, les Journées de la mémoire réunissent associations, institutions culturelles et acteurs locaux autour d’un programme consacré aux héritages du passé colonial bordelais. Conférences, projections, débats et parcours commentés rythment cette nouvelle édition, marquée par un intérêt particulier pour la transmission historique et les traces laissées dans l’espace urbain.

Ancien port majeur du commerce triangulaire, Bordeaux a longtemps prospéré grâce aux activités marchandes liées à l’exploitation humaine. Entre le XVIIe et le XIXe siècle, des centaines d’expéditions ont participé à la déportation de dizaines de milliers d’Africains vers les Amériques. Cette histoire demeure inscrite dans le patrimoine architectural et économique de la ville, aujourd’hui confrontée à un travail de reconnaissance et de pédagogie.

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La journée officielle du 23 mai viendra clore cette quinzaine mémorielle avec plusieurs rendez-vous symboliques organisés dans différents lieux de Bordeaux. Une cérémonie est notamment prévue autour de la statue de Modeste Testas, tandis que des prises de parole, ateliers artistiques et démonstrations culturelles ponctueront l’après-midi. En soirée, une plaque mémorielle sera dévoilée sur la façade du musée des Arts décoratifs et du Design.

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