Les débats autour de la réforme de la justice pénale ont pris une dimension particulière en ce début de semaine. À Bordeaux comme à Paris, la mobilisation des avocats a accompagné, ce lundi 13 avril, l’examen du texte au Sénat.
Dans le cadre de la discussion parlementaire, le projet porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin suscite une forte opposition dans la profession. À Bordeaux, des avocats se sont réunis pour la seconde fois devant la cour d’appel, tandis qu’une délégation participait à une action nationale au Sénat.
Au cœur des inquiétudes, les avocats dénoncent une réforme qui viserait surtout à accélérer le traitement des dossiers pénaux pour désengorger les tribunaux. Selon eux, cette logique de rendement ferait passer la rapidité avant l’examen approfondi de chaque affaire, au risque d’une justice plus automatisée et moins attentive aux situations individuelles. Cette orientation est donc perçue comme un basculement vers une logique de gestion des flux judiciaires, au détriment du temps consacré aux dossiers criminels.
La question des audiences criminelles concentre également les tensions, avec la crainte d’une réduction de l’espace accordé au débat judiciaire et à l’examen individualisé des affaires. Dans ce contexte, le texte poursuit son parcours législatif, encore loin de faire consensus.





