« Le Maire à votre écoute » est un dispositif participatif mis en place au sein de la Métropole bordelaise, dont l’ambition est de redonner la parole aux habitants sur les sujets qui façonnent leur quotidien. Son principe est simple : les citoyens soumettent leurs questions auprès du Bulletin Bordelais, les plus pertinentes sont sélectionnées, puis posées directement aux maires de la métropole lors d’une interview.
Loin des discours institutionnels convenus, ce format crée un espace d’échange direct et transparent entre les élus et la population qu’ils représentent. Il répond ainsi à un besoin d’utilité publique essentiel : renforcer le lien démocratique entre les citoyens et leurs élus, favoriser la transparence dans la gestion des affaires locales, et permettre à chaque habitant, quelle que soit sa situation, de se sentir entendu et informé sur les décisions qui concernent sa commune.
Ce mercredi 13 mai, le nouveau maire Henri Lagarrigue nous a chaleureusement ouvert les portes de son cabinet pour répondre à vos préoccupations concernant la commune de Parempuyre.

William Desprès : J’aimerais savoir s’il est possible de refaire les trottoirs de l’avenue Château Pichon. Ça fait 45 ans que je suis ici, ils ont été défoncés quand ils ont remplacé les compteurs d’eau.
Ça fait partie effectivement de la convention qu’on a avec Bordeaux Métropole, tout ce qui est voirie et trottoirs. Donc là on va avoir des réunions avec Bordeaux Métropole et c’est vrai que beaucoup de rues sont à refaire à Parempuyre, et nous allons procéder par urgence. À ce jour je ne peux pas dire si la rue de Pichon sera prioritaire, mais effectivement nous allons nous pencher dessus. De plus, nous avons à la mairie une personne chargée de s’occuper de ça. Nous avons eu des remontées de la part de personnes en situation de handicap afin d’essayer de remédier aux problèmes de voiries pour une circulation plus sécurisée, notamment sur les trottoirs. Mais aujourd’hui on ne peut pas donner d’ordre de priorité car ma municipalité est encore en train de se mettre en place. Prochainement nous allons avoir la réunion avec la Métropole de Bordeaux et nous allons pouvoir donner nos priorités. Cette réunion sera publique. Le mandat va durer 6 ans et donc tous les trois ans on met en place le projet de rénovation des voiries.
Jean Paret : Bonjour monsieur le maire et félicitations pour votre élection. J’aimerais attirer votre attention sur les différents projets et travaux routiers qui ont lieu sur la commune : en voirie, pas une rue n’est traitée de la même façon. On met du béton, de l’enrobé noir ou rouge, des espaces en terre… Il n’y a aucune uniformité de traitement des trottoirs ou des pistes cyclables. Les techniciens de la métropole ne semblent pas se concerter sur un plan de réalisation commun. Que comptez-vous faire ?
Là aussi, cette question est relative à une mission qui incombe à la Métropole de Bordeaux. En ce qui concerne ce qui a déjà été fait, c’est difficile de me prononcer car je n’étais pas en charge à la mairie de Parempuyre, mais aujourd’hui l’élu en charge de la voirie (sous mon mandat) va mettre en place une uniformité. Nous organiserons des réunions de quartier au préalable pour discuter des nouveaux aménagements et mieux informer les gens. Je ne dis pas qu’on va tout réussir parce que là aussi ce sera en fonction des budgets disponibles. En ce qui concerne la non-uniformité, il faut reconnaître que jusqu’à présent beaucoup de travaux sont réalisés par la Métropole, en sachant que le budget de la Métropole est déjà très important en ce qui concerne les routes, et sur Parempuyre il y a effectivement beaucoup de travaux à réaliser. Avec la venue imposée de l’usine EMME, on risque de se retrouver avec beaucoup de travaux dans Parempuyre. À ce jour le PLUI a été changé, donc le permis de construire va être accordé très rapidement.
Simplice Koutang : Est-il possible de mettre toute la rue de la Gare, portion entre la gare et la mairie, en zone 30 ? Les véhicules passent à vive allure à proximité des piétons, des cycles et des personnes qui se garent autour du lac.
Malheureusement il n’y a pas que la rue de la Gare où il y a des excès de vitesse, et étant donné que je circule beaucoup à vélo dans les rues de Parempuyre, je suis très vigilant de ce qu’il s’y passe. C’est vrai que les incivilités sont nombreuses en raison des véhicules qui roulent vite, mais mettre la limitation de vitesse à 30 km/h c’est un double piège. 30 c’est un peu faible pour un véhicule, 50 c’est une moyenne, mais ce qu’on peut faire c’est faire en sorte que la police municipale, qui surveille déjà les excès sur Parempuyre, porte encore plus d’attention à cela, plutôt que de transformer la rue. Là aussi les nouvelles arrivent car la circulation va prochainement être ralentie dans cette longue rue de la Gare à cause des travaux du câble. Donc dans cette période on pourra peut-être regarder davantage pour casser la vitesse, car c’est vrai qu’à hauteur du cimetière on constate une grande vitesse. Mais entre 30 et 50 km/h c’est délicat, il faudrait éviter de systématiser les verbalisations des usagers de la route sur la rue de la Gare. Donc je suis plus pour la pédagogie au niveau de la vitesse que pour des sanctions. Et je le rappelle : attention, dans les prochains mois il va y avoir des travaux, j’essaie de me battre contre mais ce n’est pas facile car ils nous sont imposés. Il y aura notamment d’autres travaux en préparation sur l’avenue de Blanquefort, donc au final vous verrez que la vitesse va être ralentie dans les semaines qui arrivent. La sécurité c’est aussi l’affaire de tous les habitants de Parempuyre, de faire attention à leur vitesse quand ils roulent.
Richard Lataillade et Patrice Savanier : Est-ce que l’annulation de la ZAD est prévue ?
Non, on ne peut pas annuler la ZAD. Le maire — effectivement moi en l’occurrence — peut s’occuper du projet, mais il ne faut pas prendre cette ZAD pour une punition, il faut plutôt garder à l’esprit que Parempuyre a besoin d’évoluer et il ne faut pas avoir peur du changement. Je pense que les explications et les efforts de communication réalisés en amont et pendant les élections concernant la ZAD ont été maladroits, d’où ces inquiétudes des habitants. Mais il faut comprendre que pour Parempuyre la ZAD rime avec le futur RER métropolitain, et il ne faut pas lutter contre le progrès à Parempuyre car on en a besoin. Une autre menace pèse sur Parempuyre : la suppression de la ligne du TER 42 qui risque d’être supprimée. Il ne faut pas se leurrer, on sait tous que le tram ne viendra jamais depuis Blanquefort jusqu’à Parempuyre, donc il ne faut pas lutter contre le progrès. Donc aujourd’hui il faut à tout prix qu’on se batte pour qu’en gare de Parempuyre on ait au moins un train toutes les 30 minutes. Aujourd’hui la fréquence c’est toutes les heures et c’est vrai qu’il y a un gros problème de régularité et d’horaires sur cette ligne. À ce jour la SNCF a de moins en moins de moyens et on parle de la suppression de trains concernant Parempuyre. Donc avec la ZAD on parle aussi d’améliorer le centre-ville. Je comprends la peur qu’on a faite aux gens en disant « vous allez être préemptés », mais c’est plus subtil que ça. Donc ce que je propose c’est de faire une réunion publique de manière à mieux donner les informations sur la ZAD, et ce sera beaucoup mieux que d’écouter tous ces discours sur la ZAD qui font peur.
Paul : Quelle est votre position sur le projet EMME ? Vous aviez parlé d’opposition en campagne, mais maintenant vous parlez de transparence. Est-ce un renoncement ?
Le projet EMME est un travail de tous les jours en ce moment, avec beaucoup d’agressivité (non physique) entre le gouvernement et nous, comme vu récemment à la TV. On nous impose cette usine EMME, le permis a été signé, le PLUI a été changé, le préfet a tout signé et moi je suis impuissant devant tout ça. La seule chose que j’ai trouvée pour pouvoir discuter a été de faire un recours contre RTE (Réseau de Transport d’Électricité). C’est mon seul levier pour communiquer avec les autres instances territoriales. Il faut que les habitants sachent qu’on nous impose l’usine EMME et que nous, les élus, n’avons pas notre mot à dire. Qui plus est, le Port autonome est la propriété de l’État français, et cette usine étant d’utilité publique, nous n’avons plus de levier. Donc oui, nous devons faire pression pour nous opposer, mais ce n’est vraiment pas une chose simple. Je suis préoccupé par la structure des bâtiments à Parempuyre, on a beaucoup d’entretiens et de réparations à faire dans la ville, et comme cette usine devrait toucher beaucoup de subventions, j’ai demandé au préfet et à la préfecture de nous aider pour avoir un retour sur investissement de la commune en lien avec l’usine EMME. Je pense que c’est la seule négociation aujourd’hui où on pourra s’en sortir par le haut. Donc non, je n’ai pas le pouvoir d’arrêter l’usine EMME, ça c’est clair, ni moi ni le conseil municipal de Parempuyre. Donc autant essayer d’en tirer le maximum de bénéfice pour en faire profiter la ville et ses habitants. L’usine EMME est quelque chose d’énorme et même eux n’ont pas toutes les certitudes pour savoir s’ils vont réussir à l’installer, dans le contexte international et national il y a plein de soucis. Donc tous les jours je suis sur le front pour communiquer avec les instances et me faire entendre, mais ce sera compliqué. En ce qui me concerne, je veux un maximum de bénéfices pour Parempuyre, je ne travaille que pour Parempuyre.
Christophe Chamouleau : Est-ce que le droit de préemption s’applique encore pour les propriétaires du centre-ville de Parempuyre ?
Ça aussi, ça fait partie des peurs insufflées par le problème de communication autour de la ZAD. Il faut savoir que la préemption ne se fait pas comme ça. En l’occurrence, la mairie et le maire sont compétents. Donc effectivement, s’il y a un projet d’intérêt pour la commune et tout Parempuyre, oui on peut demander à préempter, mais ça ne se fait pas comme ça. Il faut qu’il y ait des projets pour préempter. Là où je veux rassurer tout le monde, c’est qu’avec le passif de la Métropole, on n’a aucun risque pour Parempuyre. La Métropole a 28 communes, donc la ville de Parempuyre est très petite et pas assez importante. Ne soyez donc pas inquiets : en l’absence de projet concret, on ne va pas préempter des maisons.
Éric Poulain : Bonjour, avez-vous un projet pour le nettoyage de la décharge publique en face de Bardinet ? Cet emplacement avait été nettoyé avant 2020 et des entrepreneurs sont venus déverser des déchets. Par infiltration des sols, la pollution se déverse dans les gravières à proximité.
Alors là ça ne concerne pas la ville de Parempuyre mais plutôt la commune de Blanquefort. Je suis tellement inquiet que j’ai posé la question à madame la maire de Blanquefort, qui m’a confirmé que ça avait coûté une fortune une fois pour la remise en état (environ 90 000 euros). Je suis inquiet aussi parce que de l’autre côté de la route il y a des gens qui se sont installés librement, sans permis ni rien. Je l’ai déjà signalé à la maire de Blanquefort, qui m’a indiqué qu’elle a beaucoup de mal à faire respecter ces lieux. Alors je vais encore alerter la Métropole pour trouver une solution. Les gens là-bas ont monté un monticule de terre, donc ça réduit la visibilité pour les voir, et c’est difficile de prendre les fraudeurs sur les faits. Je pense qu’il va falloir installer des caméras de vidéosurveillance ou quelque chose pour repérer les entreprises et les gens qui viennent déverser leurs gravats et autres déchets sauvages dans cette zone.
Gérard Cheminan : Peut-on espérer avoir une démoustication car c’est réellement un fléau ? Ils sont déjà sortis.
Donc ça c’était un de mes thèmes de campagne électorale. Oui, c’est prévu de faire des campagnes naturelles de démoustication, mais on ne va pas pouvoir les faire cette année parce que le calendrier ne le permet pas, on s’y prend un peu tard. Nous avons un spécialiste dans l’équipe qui va s’occuper du problème dans les années à venir. Cette année il n’y aura pas de miracle parce que l’été est bientôt là et on se fait déjà piquer par les moustiques. Je suis conscient que ça handicape les habitants de ne pas pouvoir profiter pleinement de leurs extérieurs à cause de la voracité des moustiques, mais on va se pencher sur ce problème. Aujourd’hui ce problème de moustiques n’est plus géré par la Métropole et c’est aux communes de mettre en place des campagnes de démoustication, et c’est prévu. Nous avons un élu qui va s’occuper de ça.
Simplice Koutang : Est-il possible de rajouter des rondes de police municipale autour du lac ? Avec les beaux jours, des rodéos de motos et scooters sont fréquents.
Oui, ça aussi c’est un problème que je constate et il n’y a pas qu’autour du lac. À Parempuyre on a une police municipale qui est dynamique, mais il nous manque des effectifs. On va avoir un nouvel agent, c’est en cours. On va essayer de mieux structurer les horaires de la police municipale de manière à avoir des rondes qui se fassent aussi en soirée. Il faut essayer d’occuper le terrain un peu plus loin que seulement une présence policière forte en journée. Donc oui, je le vois moi aussi, des rodéos urbains ou des attroupements, mais ce sont des enfants de par chez nous et je les connais en plus. Donc je préfère la pédagogie pour essayer de faire arrêter les rodéos urbains à Parempuyre, sinon si on ne fait que sanctionner on ne s’en sortira pas. Dernièrement il y a aussi eu une problématique de gens qui sonnaient aux portes, mais la police municipale fait très bien son travail et vient me rendre compte régulièrement des problématiques. Ceci dit, les rodéos urbains à Parempuyre ce n’est pas quelque chose de constant. Donc je comprends l’insécurité et on va bosser là-dessus, sans oublier la pédagogie. S’il doit y avoir des sanctions, ce sera plutôt si ces rodéos débordent sur les pistes cyclables car il y a des enfants et des passants. Mais pédagogie avant tout, et sanction si ça ne marche pas. Notre police municipale est déjà très attentive à ça.
Nicole Simet : Améliorer le TER 42 : régularité et tarifs raisonnables. Le nord Médoc est complètement sinistré.
Effectivement je n’ai pas de bonne nouvelle parce que la ligne du TER 42 est en danger. Je suis moi-même usager de cette ligne et jusqu’à présent je la prenais tous les jours, donc je connais bien le problème. Il n’y a pas de régularité, il n’est jamais à l’heure, on nous apprend toujours les annulations et incidents au dernier moment alors que nous, les usagers, sommes déjà sur le quai de la gare à attendre le TER 42. Donc il va y avoir des choix à faire. Aujourd’hui il manque du matériel, aux heures de pointe le train est bondé, il y a des problèmes de croisement de trains à cause du manque de matériel. Il est à l’étude de supprimer le train qui va de Macau à Pessac pour avoir du matériel supplémentaire et plus régulier, c’est une information que j’ai apprise récemment. Vous devez savoir que la municipalité n’a pas de pouvoir de décision sur les trains de la SNCF. Quand j’étais dans l’opposition municipale j’ai fait de mon mieux : l’ancien ministre Jean Castex, devenu responsable à la SNCF, est venu à Parempuyre pour une réunion concernant le TER 42 et j’ai essayé de parler en faveur des usagers de ce train et des habitants de Parempuyre. La SNCF est venue faire des démarches et nous écouter, mais on n’a pas vu beaucoup de résultats après. Donc je pense que le TER 42 ne fait pas partie des priorités. Ils nous disent que la ligne n’est pas utilisée de manière très fréquente, sauf que de l’autre côté, ces problèmes répétés nous obligent à utiliser la voiture ou le vélo pour aller travailler, c’est compliqué. Il devrait aussi y avoir des modifications, c’est en cours de discussion à la Métropole avec le Vice-Président qui est dynamique et qui aide beaucoup pour améliorer cette ligne.
Fifi Kaci : Est-il possible de mettre en place un bus TBM lorsqu’il n’y a pas de train pour aller au moins jusqu’à Blanquefort gare ?
Cette question n’est pas du ressort de la mairie de Parempuyre ni de TBM. Oui, ce serait idéal de mettre en place un bus relais, mais la municipalité n’a pas ces compétences. C’est plus du ressort de la Métropole et de TBM. Par contre, on va raccorder la ligne 76 qui va aller jusqu’au Pian-Médoc d’ici l’horizon 2027, et c’est déjà un progrès en soi. Les demandeurs d’emploi, les personnes âgées et les jeunes sans véhicule vont pouvoir aller là-bas. J’ai quand même demandé à l’association des commerçants de Parempuyre si ça pouvait être de la concurrence pour eux, et ils ont répondu qu’ils étaient favorables à cette extension de la ligne de bus 76. Il faut garder à l’esprit que le Pian-Médoc ne fait pas partie de la Métropole bordelaise, donc il faut un accord du Conseil Régional pour cette extension, et c’est en train de se mettre en place. Car qui dit extension de ligne dit plus de carburant pour le bus et donc plus de budget pour la mise en place. Mais ça a été obtenu. Donc en attendant, il y a la ligne 22, je sais que le trajet est long, mais les choses sont en bonne voie.
Marie Dupont : Concernant les écoles, y a-t-il la possibilité de mettre en place un dispositif de goûter pour les enfants qui n’ont pas eu le temps de déjeuner ?
Alors là on est vraiment dans des détails que je ne connais pas. À ma connaissance, il n’y a pas de dispositif de ce genre à Parempuyre, mais j’ai un élu très efficace pour toutes ces questions-là et je vais voir avec lui pour me renseigner. Par contre, en ce qui concerne les écoles, la grosse priorité, c’est leur remise en état, et on bosse là-dessus. Concernant les repas à l’école, on sera attentif aux questions de nutrition et d’encadrement pour savoir si les enfants mangent correctement et si on peut faire plus. Mais pour toutes les familles en difficulté alimentaire, la mairie est compétente pour étudier les dossiers et essayer de trouver des solutions, notamment en collaboration avec le CCAS et l’aide sociale.
Margarita Soldi : Avez-vous des projets pour les adolescents ? Aujourd’hui aucune structure adaptée.
On ne peut pas dire qu’il n’y a rien pour les jeunes à Parempuyre. On a quand même la maison des jeunes et la plaine des sports. Après, c’est vrai que ça manque de place, mais il y a des choses. Actuellement la municipalité étudie la diversité des activités à la plaine des sports, pour avoir plus de sports différents. La maison des jeunes est ouverte et fonctionne bien. Les gens intéressés peuvent contacter la mairie de Parempuyre pour obtenir les conditions d’accueil de la maison des jeunes. Et à côté de ça il y a des sections sportives et, au niveau de la culture, ça bouge quand même. C’est sûr qu’on n’a pas tout, mais il y a de quoi faire. Donc je pense que c’est aussi un manque de communication qui donne la fausse impression qu’il n’y a rien pour les ados à Parempuyre. Mais dans mon mandat on va améliorer la communication. À la rentrée, on envisage de déplacer le forum des activités pour qu’il ne se fasse pas à la salle de l’Art Y Show, mais à la plaine des sports en situation d’activités réelles, c’est à l’étude.
Fifi Kaci : Avez-vous envisagé de refaire le city stade dans la forêt Arbourdo ?
Je connais bien ce city stade dans la forêt, c’est moi qui l’ai installé il y a déjà 22 ans. À l’époque c’était mon métier. Effectivement, depuis, il est en très mauvais état. Donc il va être remis en état car les sols sont mauvais. Mais il y a le city stade qui est à Emmaüs, je suis en train de voir s’il y aurait la possibilité de faire une convention pour que les jeunes de la ville puissent aller jouer là-bas à certains horaires, en attendant de trouver une solution plus pérenne. Mais la remise en état et l’amélioration du city stade dans la forêt ce serait parfait parce que les arbres de la forêt absorbent les bruits des ballons et des jeux, et c’est vraiment l’idéal. Donc le sujet est à l’étude.
Marie : Est-il prévu un projet de médiathèque ou ludothèque ?
Aujourd’hui le projet de ludothèque n’est pas une priorité, il sera abordé dans la seconde partie du mandat, car les bâtiments à Parempuyre sont en très mauvais état. Nous travaillons d’abord à résoudre ce problème, puis nous verrons pour un projet de ludothèque ensuite.
Valérie Michler : Qui va gérer la stérilisation des chats sur Parempuyre ?
Je connais très bien cette dame, je l’ai vue il n’y a pas longtemps et je vais la recontacter à ce sujet. Au niveau de la gestion des animaux, on a une élue qui s’en occupe, notamment pour la maltraitance animale. Donc ça fait partie des sujets qu’on va aborder plutôt vers la rentrée, mais nous n’y sommes pas insensibles. En période de week-end on a beaucoup de problèmes avec des animaux errants à Parempuyre, qui ne sont pas forcément sans propriétaire. On y fait très attention et pendant les permanences on récupère souvent des chiens et chats errants. Que Valérie Michler ne soit pas inquiète, on sait qu’elle est très investie pour les animaux et la municipalité va la recontacter. Je ne pense pas que les chats à Parempuyre prolifèrent énormément, mais c’est vrai qu’ils se baladent et ce sont souvent les mêmes qu’on voit.
Christophe Chamouleau : Y aura-t-il une augmentation de la taxe foncière ?
Ça a été un de nos thèmes de campagne. Non, on s’est engagé à ne pas augmenter la taxe foncière à Parempuyre et on va tenir cette promesse, en ne l’augmentant pas, contrairement à la hausse de base imposée par l’État de 0,8 %. Donc ça veut dire qu’on a redonné du pouvoir d’achat aux habitants de Parempuyre, même si ce n’est pas un gros pouvoir, c’est déjà ça. Pour le reste du mandat je vais me battre pour rénover notre ville sans augmenter les impôts et je suis bien accompagné pour y arriver. Parempuyre a été 5e sur l’augmentation de la taxe foncière l’année dernière, mais aujourd’hui c’est terminé. Si on trouve des aides pour rénover les écoles, on n’augmentera pas les impôts. Donc, quitte à avoir l’usine EMME aux portes de la ville, autant que ça aide aussi à rénover la ville, c’est comme ça que je conçois les choses. Je comprends qu’on a besoin de voitures électriques, mais Parempuyre a aussi besoin de rénover ses écoles et ses bâtiments ainsi que les installations de la plaine des sports. Donc je ne veux pas augmenter les impôts, il va falloir trouver des solutions de financement extérieures.
Valentin Dulas : Quel budget annuel prévoyez-vous pour les prochaines années pour Parempuyre ?
Déjà, le budget 2026, ce n’est pas nous qui l’avons fait, donc là je le subis. On a eu les élections au mois de mars et je n’ai rien changé au budget réalisé avant ma prise de mandat. Donc le budget qui concernera surtout mon équipe municipale sera celui de l’année prochaine, et là on orientera le budget en rapport avec mes promesses de campagne électorale et aussi avec l’action de la Métropole. Du coup, il y aura aussi certaines coupes budgétaires à certains endroits. La commune a trop de rénovations à faire, les bâtiments sont en mauvais état, donc on doit être prudent.
Christophe Dupré : Comment les riverains peuvent-ils participer à l’aménagement des sites comme la parcelle rue de Ségur ? Peuvent-ils être consultés avant les opérations ?
On va remettre en place les réunions de quartier avec un responsable de quartier, et répertorier tous les problèmes de quartier. C’est la première action que nous allons mener. Ce n’est pas un élu qui sera responsable de quartier, mais un ou une habitante. Ces informations seront remontées au niveau du conseil municipal. Pour en revenir au projet de Ségur, on fera une réunion publique pour expliquer ce qu’est le projet de Ségur. Mais à ce stade ce n’est qu’un projet. Ce qui m’a rassuré là-dedans, c’est que c’est un projet à vocation sociale et surtout il va y avoir un cabinet médical. À Parempuyre les médecins sont déjà très sollicités, donc ce cabinet devrait permettre de répondre à un réel besoin existant.
Margarita Soldi : Le marché… on a vraiment besoin de légumes locaux, tomates, courgettes… et pas que le vendredi
J’ai échangé avec l’association des commerçants de Parempuyre à ce sujet. Pour répondre à cette question, la mairie n’est pas compétente en la matière, par contre les commerçants le sont. La municipalité a proposé aux commerçants de monter une animation. On ne peut pas pour l’instant appeler cette animation un marché parce que les producteurs sont réticents à l’idée de venir sur Parempuyre. Ils préfèrent d’autres communes avec une dynamique plus forte et donc un meilleur rendement pour leurs ventes de fruits et légumes. Il y a déjà eu plusieurs tentatives par le passé à Parempuyre et ça n’a jamais marché. Je pense donc que c’est plus intéressant de démarrer avec une animation en centre-ville pour voir la dynamique réelle que ça prendrait à Parempuyre, et donc si les habitants seront réellement au rendez-vous, et savoir aussi si ces producteurs seraient capables de tenir leurs engagements. Donc actuellement nous essayons de monter cette opération avec des producteurs avant les grandes vacances d’été. C’est un peu compliqué à monter au départ, mais l’association des commerçants a pris le projet à bras-le-corps et la municipalité est là pour les aider. Nous avons une élue très compétente sur ce genre de sujet, et nous avons confiance en les commerçants de Parempuyre pour mettre en place cette opération, déjà très avancée.
Rosanna Mattia : Une permanence pour les personnes âgées sans ordinateur serait-elle possible ?
Je me suis rapproché de l’association « Les Portes du Médoc », une association très dynamique sur Parempuyre qui a d’ailleurs son local dans la ville. Après l’épidémie de Covid-19, ils ont rencontré quelques difficultés à redémarrer leur activité et ont fait une action pour les personnes âgées autour d’un buffet. La municipalité de Parempuyre va s’appuyer notamment sur eux et le CCAS pour s’occuper de nos aînés et les regrouper. Parce qu’il y a des anciens qui peuvent se déplacer et d’autres non, et dans le cadre de la mise en place d’une permanence informatique, il faut aussi résoudre les problèmes de mobilité. Donc une ou deux fois par mois, cette association mettrait en place des événements du genre thé dansant pour les anciens, et pourquoi pas aussi donner la possibilité à l’association d’assurer une permanence informatique ou une autre opération allant dans ce sens. Ils ont une bonne structure qui organise même des voyages et je souhaite collaborer avec eux. La prise de contact est déjà établie, il ne reste plus qu’à tout bien ficeler.










Ce ne sont pas uniquement les trottoirs de l’avenue Pichon qui sont à refaire …. Mais tous ceux du lotissement le hameau du château qui sont minables et même dangereux par endroit et que nous devons entretenir très (trop souvent) alors que nous vieillissons et payons les mêmes impôts que les quartiers aux trottoirs bien proprement goudronnés !
Autre sujet ; pourquoi pas un passage de ramassage de déchet vert (exemple 1 fois part trimestre) comme fait dans de nombreuses communes
Serait également. Très très apprécié par population vieillissante féminine vivant seule
merci beaucoup pour votre retour à ma question sur le fait de refaire les trottoirs avenue château Pichon en espérant que ça se concrétise