Le Cercle

Communiqué de Lacali

12 octobre 2024 – 12 janvier 2025

à la chapelle du Carmel à Libourne

Avec la participation exceptionnelle :

  • du Ministère de l’Intérieur
  • du Mobilier national
  • du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
  • du Sénat
  • des Archives nationales

  • de la Bibliothèque nationale de France
  • de la Bibliothèque municipale de Bordeaux
  • du musée de l’Image d’Épinal
  • du musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux
  • de collections privées

Élie Decazes est né à Saint-Martin-de-Laye dans le libournais en 1780. Son père était lieutenant particulier de la sénéchaussée et présidial de Libourne. Vers l’âge de 35 ans, il connaît une ascension fulgurante : il est nommé successivement préfet de Police, ministre de la Police, ministre de l’Intérieur puis Président du Conseil sous Louis XVIII. Parisien d’adoption, il n’oublie pas sa Gironde natale. En septembre 1818, il fait envoyer à Libourne des tableaux provenant de la collection du Roi. Ces dépôts anciens (devenus aujourd’hui propriété de la Ville de Libourne) motivent alors la création d’un musée dont la collection doit sa richesse à ce fondateur prestigieux, esthète et sincère amateur d’art. L’exposition est donc l’occasion de croiser l’histoire du musée des Beaux-Arts de Libourne avec l’Histoire de France sous la Restauration en retraçant le parcours de ce personnage hors du commun.

Traité par le Roi comme un fils, ouvert aux idées libérales et curieux du moindre progrès, il bénéficie d’une aura spectaculaire qui suscite également les jalousies. Celles-ci ont raison de sa carrière politique après l’assassinat du duc de Berry en février 1820. Il est alors nommé ambassadeur de France en Angleterre durant deux ans. Son intérêt pour les arts, l’agriculture et l’industrie ne cesse de croître, il finance des recherches, encourage le dépôt de brevets et investit dans l’aventure sidérurgique en Aveyron où une commune porte son nom : Decazeville.

Portrait d’Élie Decazes par François Gérard

©Photo Stéphane Klein

L’exposition se veut ainsi à la fois biographique, muséologique, historique et artistique. Pour la première fois sera présenté au public le portrait d’Élie Decazes par François Gérard (1770-1837) dont sont tirées toutes les gravures que l’on connaît. Élève de Jacques-Louis David, François Gérard, surnommé le « peintre des rois, roi des peintres », fut peintre de cour sous Napoléon Ier, puis Premier peintre des rois Louis XVIII et Charles X et portraitiste de toutes les familles souveraines d’Europe. Ce sera également l’occasion d’admirer le bureau et les tissus d’ameublement du cabinet de travail d’Élie Decazes lorsqu’il fut ministre de l’Intérieur (29 décembre 1818 – 20 février 1820), reflets du prestige des arts décoratifs en ce premier quart du XIXe siècle. Ces œuvres seront accompagnées de près de quatre-vingt sculptures, estampes, peintures, dessins, objets, costumes et archives retraçant la carrière et l’histoire personnelle d’Élie Decazes, ainsi que le contexte de son ascension sous la Restauration.

Commissariat de l’exposition : Caroline Fillon, directrice du musée des Beaux-Arts de Libourne

Scénographie : Benjamin Begey

Catalogue de l’exposition publié aux éditions Silvana Editoriale (prix : 20€).

Bulletin Bordelais®
error: