La mobilisation de ce 10 septembre a donné lieu à plusieurs actions simultanées sur l’ensemble de la Gironde. Si la matinée s’est déroulée dans le calme, la situation a dégénéré dans l’après-midi à Bordeaux, avec plusieurs interpellations et des affrontements en centre-ville.
Plusieurs axes routiers ont brièvement été occupés dès les premières heures du jour, notamment à Libourne, La Réole, Biganos, Langon ou Fargues-Saint-Hilaire, où des groupes de manifestants ont organisé des rassemblements ponctuels sur les ronds-points. La circulation n’a jamais été totalement interrompue, mais des ralentissements ont été constatés à l’approche de certains points. À La Réole, un hôtelier a même choisi d’afficher son soutien au mouvement en proposant des remises à ceux qui paient en espèces.
À Bordeaux, la manifestation principale a rassemblé plusieurs milliers de personnes selon les chiffres communiqués par la préfecture. Parties du centre-ville, les différentes composantes du cortège ont convergé vers la place de la Victoire, où l’atmosphère s’est progressivement tendue. Des incidents ont éclaté en milieu d’après-midi, après la fin officielle du défilé, provoquant l’intervention des forces de l’ordre qui ont eu recours au gaz lacrymogène. Certains groupes plus radicaux ont dressé des barricades ou causé des dégradations.
Douze interpellations ont été effectuées au cours de la journée à Bordeaux, principalement pour violences et port d’objets interdits. Un blessé léger est à déplorer à la suite d’une altercation entre manifestants. Dans le même temps, des actions symboliques ont été menées, comme l’opération “parking gratuit” à l’hôpital Pellegrin. En fin de journée, une assemblée générale s’est tenue à huis clos sur le site de Darwin pour dresser un premier bilan et évoquer les suites du mouvement.
Une nouvelle journée de mobilisation est déjà annoncée pour le 18 septembre à Bordeaux.

