La tension continue de monter dans le monde agricole et certains territoires en ressentent déjà les secousses. En Gironde, la nuit allant au vendredi 12 décembre a été marquée par une série d’initiatives destinées à rappeler le malaise grandissant des exploitants.
À Bordeaux, plusieurs secteurs emblématiques ont été visés par des dépôts massifs de résidus agricoles, installés comme autant de signaux adressés aux autorités. Ces opérations, menées de manière coordonnée, ont rythmé la fin de nuit et les premières heures du matin, laissant derrière elles des images fortes et inhabituelles dans la ville.
Un autre temps fort s’est déroulé à Bruges, devant la Direction départementale de la protection des populations, où une carcasse de sanglier a été suspendue en façade. Ce geste choc, pensé pour interpeller directement l’administration vétérinaire, s’inscrivait dans la même logique de démonstration musclée.
La Coordination rurale 33 explique avoir agi en réaction à la gestion de l’abattage effectué en Ariège dans un élevage touché par la dermatose nodulaire contagieuse. Le syndicat estime que la manière dont les services de l’État ont conduit cette opération constitue un point de rupture et justifie l’ampleur de sa mobilisation.












