Ce mardi 13 janvier, un nouveau pic de tension traverse le monde agricole. Le rapport de force s’installe durablement.
Dans la capitale française, la mobilisation s’est matérialisée par l’arrivée massive de tracteurs aux abords du Palais Bourbon dès les premières heures du jour. Les syndicats agricoles nationaux ont choisi Paris comme point de fixation, exigeant des décisions immédiates sur les revenus, les normes de production et la concurrence internationale. La présence prolongée des engins vise à maintenir une pression politique directe sur l’exécutif.
Pendant ce temps, le Sud-Ouest change de configuration. Après plusieurs semaines de paralysie, le blocage emblématique de l’autoroute A64, près de Toulouse, est progressivement levé à la suite d’échanges avec les services de l’État. Ce retrait ne signe pas un apaisement, mais une réorganisation du mouvement, désormais concentré sur d’autres axes et infrastructures stratégiques.
Sur le fond, les revendications se durcissent. Les représentants agricoles réclament des mesures exceptionnelles, allant d’un gel de certaines réglementations environnementales à une révision des règles encadrant l’eau et les intrants. Les annonces financières déjà formulées par le gouvernement sont jugées insuffisantes pour répondre à une crise structurelle qui fragilise l’ensemble des filières.
Face à cette contestation multiforme, l’exécutif maintient un discours d’ouverture au dialogue, sans parvenir à contenir la colère. La mobilisation agricole, désormais nationale et coordonnée, va dans la durée et laisse planer l’incertitude sur une sortie rapide de crise.
