Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
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À Parempuyre, une famille confrontée à des dégâts des eaux à répétition interpelle son bailleur, Gironde Habitat, après sept mois sans intervention et l’apparition d’un nouveau sinistre venu aggraver une situation déjà critique. L’expertise de l’assureur ne laisse que peu de place au doute, et oriente clairement les responsabilités.

Le Cercle

Dans cette maison mitoyenne de Parempuyre située dans la nouvelle résidence des Compagnons dans le secteur de la gare, un premier sinistre remonte déjà à l’an dernier. Lors d’un épisode orageux particulièrement violent le 14 juin 2025, l’eau s’est frayé un chemin depuis la toiture, s’infiltrant longuement sans être détectée durant la nuit.

Au lever du jour, le constat est lourd : les niveaux supérieurs sont touchés en profondeur, avec une grande partie des sols imbibés, tandis que le rez-de-chaussée n’est pas épargné. Les pièces de vie comme les espaces de circulation présentent rapidement des marques visibles d’humidité.

Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (images du 14 juin 2025 après la nuit du premier sinistre)
Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (images du 14 juin 2025 après la nuit du premier sinistre)
Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (images du 14 juin 2025 après la nuit du premier sinistre)

Les semaines suivantes voient apparaître des dégradations progressives. Les plafonds se tachent durablement, des odeurs nauséabondes et persistantes s’installent (empêchant une enfant d’utiliser sa chambre pendant près d’une semaine, et obligeant à laisser la fenêtre ouverte 24h/24), les revêtements muraux se déforment (plinthes gonflées et fissurées, WC qui déborde d’eaux usées à chaque grosse pluie liée à un possible problème de bassin de rétention) et certains éléments intérieurs perdent leur stabilité (rembarde des escaliers qui s’arrache du mur toute seule), signe d’une structure fragilisée par l’eau.

Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (image de janvier 2026)

D’après les constats établis par l’expert mandaté par l’assurance des occupants — en l’absence de tout représentant du bailleur et de son assureur lors de la visite programmée en bonne et due forme — l’origine du sinistre est explicitement exogène au comportement des locataires. Les investigations de l’assureur des occupants pointent soit un défaut d’entretien des dispositifs d’évacuation des eaux pluviales, obstrués par l’accumulation de feuilles provenant de grands chênes situés à proximité immédiate du logement, soit une anomalie de conception ou d’exécution de la toiture. Dans l’une comme dans l’autre hypothèse, la charge des réparations incombe au propriétaire des lieux et, le cas échéant, à ses assureurs ou aux intervenants ayant participé à la construction.

Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (image datée de janvier 2026)

Malgré plusieurs démarches administratives engagées via les outils numériques mis à disposition par le bailleur social, et des échanges stériles avec la gestionnaire de site Mme Sanchez, aucune intervention n’a été programmée pendant de longs mois, à la connaissance des occupants de ce bloc de maisons mitoyennes. Certaines demandes auraient même été fermées sans justification claire, alimentant un sentiment d’abandon chez les occupants de cette maison.

La situation s’est compliquée davantage avec une confusion interne sur le suivi du dossier : la gestionnaire avait coupé toute communication, puis récemment, la famille s’est vue orientée successivement vers différents interlocuteurs, sans qu’aucun chantier ne soit lancé, ni qu’un calendrier ne soit communiqué depuis 6 mois.

Six mois sans travaux : à Parempuyre, une famille dénonce l’inaction de Gironde Habitat, après une répétition de sinistre
©envoyé au Bulletin Bordelais (image datée de janvier 2026)

Les infiltrations reprennent alors que le premier sinistre n’a jamais été traité

Ce dimanche 25 janvier, un nouvel épisode pluvieux à Parempuyre a provoqué une autre infiltration, cette fois directement dans le salon. Ce second incident, survenant alors que le premier n’est toujours pas traité, accentue l’inquiétude face aux risques de dégradation durable du logement.

Dans un contexte météorologique instable et sans perspective de travaux à court terme, les occupants redoutent désormais une aggravation des dommages et du matériel, tout en attendant des réponses concrètes de leur bailleur Gironde Habitat.

Un courrier formel de mise en demeure, exigeant l’engagement rapide des travaux nécessaires, a pourtant été adressé par les occupants à leur bailleur avec accusé de réception. Cette démarche est restée sans réponse, aucun retour ni prise de contact n’ayant été effectué à ce jour.

Face à l’accumulation des dommages, tant sur le plan matériel que sur le plan humain, et à l’absence de réponse concrète à ce stade, la famille se réserve désormais la possibilité d’engager une procédure judiciaire contre Gironde Habitat. Une action qui pourrait être déclenchée sans délai si le bailleur social et son assureur ne prennent pas rapidement les mesures nécessaires pour remédier à la situation.

Mise à jour du lundi 2 février 2026 :

Au terme de près de huit mois d’attente — et alors que des actions judiciaires commençaient sérieusement à être envisagées par les locataires — la situation semble enfin évoluer dans le bon sens. Gironde Habitat a récemment mandaté une équipe technique afin d’intervenir sur le logement concerné.

Les travaux ont permis d’identifier et de traiter plusieurs causes majeures des infiltrations : des tuiles cassées ont été remplacées et les chéneaux d’évacuation des eaux pluviales, totalement obstrués par des feuilles de chêne accumulées, ont été entièrement dégagés.

Si cette première intervention est accueillie avec soulagement, les résidents restent néanmoins prudents. Ils attendent désormais de constater, lors des prochaines intempéries, si le problème est définitivement résolu. Par ailleurs, ils espèrent une communication rapide de Gironde Habitat concernant le déploiement d’une seconde équipe, chargée cette fois de réparer les dégradations intérieures causées par les infiltrations : remplacement des plinthes murales et autres éléments endommagés, ainsi qu’une remise en peinture complète des surfaces touchées.

En attendant, les locataires demeurent dans l’expectative, espérant que cette reprise en main marque enfin la fin d’un dossier qui aura longtemps pesé sur leur quotidien.

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