Un ajustement réglementaire peut parfois produire des secousses durables. Celui-ci ne fait pas exception.
Le recours au Compte Personnel de Formation pour payer le permis de conduire va être profondément limité dans les prochaines semaines. Cette réorientation modifie l’un des usages les plus répandus du dispositif de formation.
Pendant plusieurs années, le CPF a servi de solution clé pour absorber le coût du permis B, en particulier chez les actifs pour qui l’autofinancement restait difficile. La formation à la conduite figurait parmi les demandes les plus fréquentes enregistrées sur la plateforme.
À partir de février, le périmètre change nettement. Seuls les inscrits à France Travail pourront encore mobiliser leurs droits pour financer cette démarche, excluant de fait la majorité des salariés.
Pour les auto-écoles, l’impact économique s’annonce immédiat. Une part significative des inscriptions reposait sur ce canal, devenu au fil du temps un pilier de leur activité commerciale.
Cette évolution rebat également les cartes pour les candidats au permis. Sans aide dédiée, l’accès à la conduite risque de se complexifier, notamment pour les jeunes actifs et les travailleurs aux revenus limités.












