Dans plusieurs quartiers de la métropole bordelaise, l’inquiétude monte chez les professionnels partenaires de Mondial Relay.
La société spécialisée dans la livraison de colis a annoncé vouloir réduire le nombre de ses points relais physiques pour leur préférer des casiers automatiques, appelés “lockers”, installés dans des lieux accessibles 24h/24 comme les parkings de supermarché ou les aires d’autoroute.
Pour de nombreux commerçants de proximité, qui assurent ce service depuis parfois des années, cette transition est perçue comme une menace directe.
« On n’a reçu aucune information officielle pour l’instant, mais on entend parler de fermetures dans d’autres villes. On se demande si on ne sera pas les prochains », confie un buraliste du centre-ville, qui préfère rester anonyme par prudence.
Pour lui, l’accueil de colis représente un complément de revenus non négligeable et un moyen d’attirer de nouveaux clients en boutique.
Les lockers, s’ils séduisent par leur accessibilité permanente, laissent un goût amer à certains professionnels.
« Mondial Relay vante la praticité, mais qui s’occupe du service humain derrière ? Nous, on échange avec les clients, on les conseille, on gère les imprévus. Les casiers ne remplacent pas ce lien-là », ajoute une gérante de supérette.
Le Bulletin Bordelais a contacté la direction de Mondial Relay afin d’en savoir plus sur l’éventuel impact de cette réorganisation dans la métropole bordelaise. À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’entreprise n’a pas encore répondu à nos questions. Nous ne manquerons pas de relayer leur position dès réception.
En attendant, l’ombre des casiers plane sur les vitrines, et certains redoutent déjà de devoir dire adieu à un service devenu essentiel à leur équilibre économique.












