Le dossier judiciaire lourd concernant la fusillade aux Aubiers s’est clos ce vendredi 23 mai à Bordeaux, après près de deux semaines d’audience.
Huit prévenus étaient jugés pour une série de violences liées à des querelles de territoire entre jeunes de quartiers rivaux.
Le cœur du procès portait sur une attaque armée d’une rare intensité, survenue début janvier 2021 dans le secteur des Aubiers, au cours de laquelle un mineur de 16 ans a perdu la vie. Trois des accusés ont écopé de peines très lourdes — jusqu’à 30 ans de prison — pour homicide et tentatives d’homicide en réunion, après avoir été reconnus comme membres actifs du groupe qui a ouvert le feu à l’arme automatique sur une place fréquentée, blessant plusieurs adolescents.
Le même trio a aussi été sanctionné pour une autre agression survenue deux semaines auparavant, dans un contexte similaire de représailles. Cette première attaque, commise en décembre 2020, visait un jeune homme pris pour cible alors qu’il portait secours à un proche agressé. Là encore, les faits étaient qualifiés de tentative d’assassinat en groupe.
Les cinq autres hommes poursuivis dans cette affaire ont été condamnés pour complicité ou participation indirecte, notamment pour leur rôle dans l’organisation logistique des violences. Les peines vont d’un an avec sursis à huit ans d’emprisonnement ferme. Malgré les protestations d’innocence formulées à l’audience, la cour a retenu leur implication.












