Drame des jumelles en Gironde : un procès centré sur la responsabilité et la santé mentale
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Ce 13 novembre, l’audience consacrée au deuxième jour du procès de Jennifer Bertrand a tenté de démêler un enchaînement de faits survenus dans un moment de fragilité extrême. Cette étape du procès s’est surtout attachée à comprendre l’état mental de la jeune mère au moment du drame.

Les événements jugés remontent à la fin de l’année 2022, lorsque deux nourrissons de trois mois et demi ont été retrouvés sans vie dans la maison familiale du Médoc. Leur mère, récemment sortie d’un service psychiatrique après un épisode sévère de dépression post-partum, est aujourd’hui poursuivie pour leur avoir ôté la vie lors d’un moment de désorganisation psychique profond.

À la barre, les experts ont décrit une patiente affaiblie, submergée par des pensées intrusives et un épuisement psychique massif. Selon eux, la jeune femme aurait agi dans un état mêlant agitation, confusion et chute brutale de ses capacités d’analyse. Les psychiatres évoquent un discernement considérablement réduit mais pas totalement absent, une nuance décisive dans l’appréciation de la responsabilité pénale.

La défense met en avant l’hypothèse d’une rupture totale des repères mentaux, estimant que la prise en charge post-hospitalisation était insuffisante au regard de la gravité de son état. À l’inverse, la partie civile soulève la question du suivi thérapeutique et de la prévention, cherchant à comprendre comment une telle détresse a pu passer sous les radars. Le procès se poursuit, avec l’objectif d’évaluer plus précisément la capacité de l’accusée à mesurer la portée de ses actes au moment des faits.

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