À 23 ans, la Bordelaise Marie-Julie Bonnin vient de réaliser un exploit historique pour l’athlétisme français.
Ce samedi à Nankin, elle a décroché le titre mondial du saut à la perche lors des Championnats du monde en salle, devenant la première Française à monter sur la plus haute marche du podium dans cette discipline.
Dans une salle comble, et sous une pression constante, Bonnin a su garder son sang-froid. Elle a d’abord effacé une barre à 4,45 m sans trembler, avant de se reprendre de justesse à 4,60 m, franchie au troisième essai. Mais c’est sur la barre des 4,70 m que tout a basculé : un saut impeccable au premier coup, pendant que ses principales rivales coinçaient. La Slovène Tina Šutej et la Suissesse Angelica Moser, créditées de la même hauteur, ont été reléguées derrière elle au jeu des essais.
Après une longue interruption due à un souci technique avec les poteaux – plus de 30 minutes d’attente en pleine compétition –, la Française est revenue sur le sautoir sans perdre le fil. Au deuxième essai, elle passe 4,75 m : une barre qu’aucune autre ne franchira. Le titre est pour elle.
Ce saut ne marque pas seulement la victoire du jour. Il égale aussi le record de France en salle, détenu depuis 2022 par Ninon Chapelle. Surtout, il propulse Marie-Julie Bonnin dans une nouvelle dimension.
Déjà médaillée de bronze aux récents Championnats d’Europe en salle à Apeldoorn, la perchiste girondine confirme sa montée en puissance. Elle offre à l’équipe de France sa toute première médaille lors de ces Mondiaux et rejoint le cercle très fermé des championnes du monde tricolores en salle, aux côtés de Marie-Pierre Duros, Muriel Hurtis, Eloyse Lesueur et Cyréna Samba-Mayela.












