Information du Bulletin Bordelais : Un incident survenu ce jeudi 12 mars dans le quartier des Aubiers, à Bordeaux, suscite de vives réactions et une polémique sur le point de faire grand bruit. Frédéric Thomas, militant du parti Reconquête représenté par Virginie Bonthoux-Tournay (parti d’Éric Zemmour), qui procédait à un collage d’affiches dans le cadre des élections municipales de 2026, est accusé d’avoir agressé une directrice d’école, ainsi qu’une mère d’élève.
Après la publication d’un communiqué de la mairie de Bordeaux, relayé dans son intégralité sur Le Bulletin Bordelais vendredi 15 mars, et plusieurs articles de presse réalisés par nos confrères de SudOuest et notamment de Rue89Bordeaux, l’intéressé, Frédéric Thomas, un retraité de 66 ans handicapé par une polyarthrite, conteste fermement cette version des faits. Il affirme au contraire avoir été victime d’une agression. Dans un commentaire publié sur notre média, puis dans un témoignage plus détaillé, Frédéric Thomas livre sa version de l’incident, dont vous pouvez retrouver l’enregistrement audio ici même.
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Il explique notamment avoir pris contact avec la municipalité pour dénoncer ce qu’il considère comme une présentation erronée des événements.
« J’ai envoyé grosso modo le commentaire que j’ai publié sur Le Bulletin Bordelais au maire de Bordeaux par les voies officielles et je dis que la municipalité est en train de se fourvoyer. D’une part, on fait croire par les articles qui sont passés et le communiqué publié par la mairie de Bordeaux que j’ai agressé une directrice d’école et une maman parent d’élève, mais c’est faux. Je suis resté sur mon côté au niveau du panneau que j’étais en train de recoller. En plus j’essayais de faire vite, surtout dans un quartier comme Les Aubiers, et même d’autres quartiers aussi un peu chauds. Je suis tout seul à coller, on est très peu à faire du collage dans Bordeaux, on doit être deux ou trois. »
Frédéric Thomas
Selon lui, la situation aurait dégénéré après une première remarque d’une mère d’élève alors qu’il collait ses affiches à proximité de l’école.

« J’étais en train de coller et alors une dame vient pour rentrer dans l’école avec des enfants et m’interpelle en me disant que je mets des papiers partout. Donc dans un premier temps je fais la sourde oreille et continue à coller. Puis dans un second temps cette personne ressort de l’école, cette dame revient sans les enfants accompagnée d’une autre dame et toutes les deux commencent à m’invectiver. La directrice passe et ramasse un tout petit papier de 2 cm sur 2 cm. »
Frédéric Thomas
Frédéric Thomas affirme avoir tenté de poursuivre son activité malgré les reproches qui lui étaient adressés.
« Alors j’explique que dans un tel cas de figure, quand vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un qui arrache une affiche, au lieu de m’invectiver appelez la police. Alors je continue avec mon collage d’affiches, mais je continue à être invectivé. »
Frédéric Thomas
La situation se serait ensuite brusquement tendue.

« C’est alors que la dame soi-disant parent d’élève me dit que de toute manière c’est moi qui arrache ces panneaux, et celui-là je te l’arracherai aussi tout à l’heure. Sur le coup ces deux femmes ont commencé à prendre des photos. Je me suis senti en danger alors je suis allé chercher mon téléphone pour prendre moi aussi des photos et j’ai commencé à filmer car ces deux femmes continuaient à m’invectiver. »
Frédéric Thomas
Le militant décrit ensuite un affrontement physique qu’il affirme ne pas avoir provoqué.
« L’une des femmes a traversé (celle citée comme étant une mère de famille) en courant et m’a arraché les lunettes et le téléphone. Donc j’ai essayé de récupérer mon téléphone. J’ai ceinturé mon agresseuse, du coup on est tombé par terre. La directrice je n’ai eu aucun contact physique avec elle, rien du tout. »
Frédéric Thomas
Il affirme également avoir été frappé par d’autres personnes présentes sur place.
« Tout d’un coup en me relevant j’ai pris des coups dans la tête et dans le dos par derrière. Heureusement pour moi j’avais un dispositif d’enregistrement dans la voiture, une dashcam avec prise d’images et de son, et celui-ci a filmé mon agression. On voit notamment la femme qui traverse la rue et me saute dessus. »
Frédéric Thomas
Selon lui, ces images constitueraient une preuve importante de sa version des faits.
« Sur la vidéo on voit vraiment la personne traverser de façon très énervée et on voit bien sur son visage qu’elle est en colère. Sur cet enregistrement on m’entend demander qu’on me rende mon téléphone, et la femme continue à me crier dessus alors qu’à ce moment-là elle a mon téléphone dans la main. »
Frédéric Thomas
Frédéric Thomas affirme également avoir été attaqué par plusieurs hommes par la suite.
« Je récupère mon téléphone et on voit une voiture arriver derrière moi puis je prends des coups par derrière. Sur le coup je me suis relevé et j’ai repoussé un peu le gars qui m’a sauté dessus en essayant de m’étrangler. Je lui ai donné un coup de poing dans le menton, mais c’était plus de la légitime défense qu’autre chose car il fallait bien que je me protège. »
Frédéric Thomas
Il évoque également l’intervention d’autres individus qu’il soupçonne d’avoir été appelés en renfort.
« Un autre agresseur masculin est arrivé ensuite derrière moi, plus âgé, au moins une quarantaine d’années. Pour moi ces deux mecs qui sont venus m’agresser ne sont pas des passants. Vers la fin de la vidéo on voit un des gars dont on reconnaît le visage et qui me menace directement en me disant : “tu ne sais pas qui je suis”. En gros il dit : “je vais appeler les jeunes du quartier, on va être cinquante sur toi et on va te casser la figure”. »
Frédéric Thomas
Il insiste par ailleurs sur le fait qu’il n’aurait jamais agressé la directrice de l’établissement.
« Après, la directrice je ne l’ai jamais touchée, c’est faux. Par contre la directrice passe par derrière, elle est reconnaissable avec un sac, et dit : “tes affiches je vais te les arracher”. Sur l’enregistrement la directrice est facilement reconnaissable. »
Frédéric Thomas
Selon lui, un échange verbal au sujet de la légalité de l’arrachage d’affiches aurait contribué à envenimer la situation.
« Je pense que la situation s’est probablement envenimée quand, à un moment, j’ai prévenu que vous auriez dû appeler la police parce qu’arracher une affiche est passible d’une amende de 450 euros. À ce moment la directrice s’est défendue en disant : “Mais moi je suis fonctionnaire”. Alors je lui ai répondu que si vous êtes fonctionnaire alors c’est 750 euros. Et c’est à partir de ce moment que ces deux femmes ont vraiment commencé à devenir très agressives. »
Frédéric Thomas
Frédéric Thomas affirme enfin ne pas être une personne violente et explique que son état de santé l’aurait plutôt poussé à éviter tout affrontement.
« Sincèrement, je suis une personne qui a des problèmes de santé, notamment ces trois dernières années. Ça va un peu mieux parce que je fais beaucoup de sport, mais je n’ai absolument aucun intérêt à aller agresser quelqu’un. Je suis là pour coller une affiche dans le cadre des élections municipales et pas plus que ça. »
Frédéric Thomas



Il indique également avoir entrepris des démarches pour déposer plainte.
« J’ai par la suite fait trois commissariats avant de pouvoir obtenir un rendez-vous. C’est finalement le commissariat central de Bordeaux qui devrait recevoir ma plainte. »
Frédéric Thomas
À ce stade, l’enquête et les procédures éventuelles permettront d’établir précisément le déroulement des faits. Les images évoquées par Frédéric Thomas pourraient notamment constituer un élément déterminant pour éclairer cette affaire.













La version validée par la mairie de Bordeaux via son communiqué et celle du colleur d’affiche est complètement différente. C’est honteux. Comment on peut faire une bourde pareille, surtout quand c’est la mairie de Bordeaux qui s’exprime en suivant ? En plus tous les autres médias servent la même salade. Au moins maintenant il y a deux versions. Reste plus que la police fasse son boulot correctement pour savoir qu’elle est la bonne.