Ancien directeur du FBI et procureur spécial, Robert Mueller est mort à 81 ans.
Magistrat discret et respecté, il avait été chargé en 2017 d’examiner les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine de 2016, un dossier hautement sensible qui a durablement pesé sur le début du mandat de Donald Trump.
Pendant près de deux ans, il a conduit des investigations approfondies sur d’éventuels liens entre Moscou et l’entourage du candidat républicain. Son rapport final, publié en 2019, mettait en lumière des tentatives d’influence russe, sans établir de coordination formelle avec l’équipe de campagne. Il évoquait toutefois des éléments troublants concernant d’éventuelles entraves à la justice, sans conclure de manière définitive.
À la tête du FBI après les attentats du 11 septembre 2001, Robert Mueller avait marqué l’institution par sa rigueur et son sens du devoir, au point de voir son mandat exceptionnellement prolongé avec un large soutien politique. Peu enclin aux déclarations publiques, il cultivait une posture réservée, privilégiant les procédures aux prises de parole.
Devenu une figure honnie par Donald Trump en raison de ses investigations, il incarnait néanmoins une forme d’indépendance judiciaire saluée au-delà des clivages. Sa disparition intervient alors qu’il était atteint de la maladie de Parkinson, selon des informations révélées ces derniers mois.












