Le jeudi 16 janvier 2025, près d’une centaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont réunis devant le rectorat de Bordeaux pour exprimer leur ras-le-bol.
En cause : des conditions de travail précaires et des salaires insuffisants qui, selon eux, les maintiennent dans une situation intenable.
Des conditions de travail jugées indignes
Les AESH jouent un rôle indispensable dans l’inclusion des élèves en situation de handicap au sein du système scolaire. Pourtant, leur rémunération moyenne plafonne à 900 euros par mois, bien en deçà du seuil de pauvreté. À cette précarité s’ajoute un emploi du temps fragmenté et instable, dû à des contrats imposant le temps partiel, et une surcharge de travail croissante.
Depuis la mise en place des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL) en 2021, leur situation s’est encore détériorée. Les syndicats dénoncent une organisation qui les oblige à accompagner un nombre croissant d’élèves, parfois jusqu’à huit, répartis sur plusieurs établissements. Les changements fréquents d’affectation et les modifications de plannin
g de dernière minute compliquent davantage leur mission.
Les revendications portées devant le rectorat
Lors de ce rassemblement, les représentants syndicaux ont été reçus par des responsables du rectorat. Parmi les revendications principales :
- Une revalorisation salariale significative pour sortir les AESH de la précarité.
- La création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B, garantissant une meilleure reconnaissance de leur métier.
- L’abandon des PIAL, jugés inefficaces et préjudiciables, au profit d’un accompagnement individualisé et stable des élèves.
- Une reconnaissance des temps de trajet comme temps de travail effectif, pour prendre en compte la réalité de leurs déplacements entre établissements.
Les syndicats ont également alerté sur les retards dans le versement des primes REP (Réseaux d’Éducation Prioritaire) et sur l’absence de formations adaptées à leurs missions spécifiques.

