À Bordeaux, les autorités municipales ont déclenché le Plan communal de sauvegarde face à des prévisions de crue jugées préoccupantes.
La combinaison des forts débits de la Garonne et de coefficients de marée élevés fait redouter un pic marqué jeudi 19 février au matin, susceptible d’entraîner des débordements importants dans la métropole bordelaise et jusqu’à Libourne. Les services de l’État maintiennent le département en vigilance rouge pour crues, avec une attention particulière portée à la confluence Garonne-Dordogne.
En Sud-Gironde, les conséquences des inondations dépassent désormais le seul cadre des routes submergées. Des installations d’alimentation en eau potable ont été fragilisées, conduisant à des restrictions pour plusieurs milliers d’habitants. Des distributions d’eau sont organisées localement, tandis que certaines communes mettent à disposition des équipements sanitaires pour répondre aux besoins urgents de la population.
Le réseau routier reste largement perturbé, avec de nombreux axes départementaux fermés ou limités à la circulation. Plusieurs ponts structurants sont interdits d’accès en raison de dégâts ou de risques liés à la montée des eaux, compliquant les déplacements et les opérations de nettoyage engagées dans les secteurs les plus touchés par la crue de la Garonne.
À cette situation déjà instable s’ajoute l’arrivée d’une nouvelle dépression hivernale, porteuse de vents soutenus et de précipitations abondantes et nommée Pedro. Placée également en vigilance pour vagues-submersion et orages, la Gironde doit affronter un enchaînement de phénomènes météorologiques défavorables, laissant planer une incertitude sur l’évolution des niveaux d’eau dans les prochaines heures.

