L’eau recule, mais le département ne respire pas encore.
En ce mardi 17 février, la décrue s’amorce sur la majorité des cours d’eau, sans pour autant marquer la fin de l’épisode d’inondations en Gironde. La Garonne aval reste sous surveillance maximale, avec des débordements toujours actifs. Sur d’autres secteurs, notamment autour de la Dordogne et de ses affluents, les niveaux se stabilisent ou repartent légèrement à la hausse selon les zones.
Le calendrier météorologique entretient les inquiétudes. Des rafales pouvant dépasser les 100 km/h sont attendues dans la nuit de mercredi à jeudi, tandis que de nouvelles pluies sont annoncées. À cela s’ajoutent des coefficients de marée élevés, susceptibles de compliquer la situation lors des prochaines pleines mers sur l’estuaire.
Sur le terrain, les conséquences restent lourdes. De nombreuses routes départementales demeurent fermées et plusieurs axes sont encore restreints en raison d’inondations ou d’arbres tombés. Quelques mises à l’abri supplémentaires ont été nécessaires en début de semaine, sans nouvel événement notable dans la nuit suivante.
Les réseaux essentiels restent fragiles. Des milliers de foyers sont toujours privés d’électricité et les perturbations touchent encore la téléphonie fixe et mobile. En Sud-Gironde, des tensions sur l’alimentation en eau potable ont conduit à organiser une distribution d’eau. Si la situation évolue lentement dans le bon sens, la vigilance crues en Gironde reste de mise.

