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Lors d’un entretien juridique à Bordeaux, un avocat demande à son client d’aller se masturber dans les toilettes.

Décrits comme ceci, les faits paraissent vraiment irréels. Et pourtant, ces paroles ont fait l’objet d’un véritable revirement de situation, comme vous pouvez le lire ci-dessous.

L’affaire remonte jusqu’en 2022, lorsque le scandale éclate au grand jour.

Un client a dénoncé les paroles indécentes de son défenseur juridique en l’attaquant en justice, ce qui a mis en exergue un manque de déontologie.

L’agenda d’un avocat est en principe assez surchargé, ce qui bien des fois donne à certains clients la désagréable sensation que leurs affaires n’avancent pas. C’est dans cette optique que selon le client, le mis en cause se serait montré extrêmement insistant, et que la langue de l’avocat aurait comme qui dirait “fourché”.

Alors que le client était reçu dans les locaux du défenseur, et que dans le dossier qui l’opposait à son ex-compagne (procédure de divorce), il aurait aussi été question d’un enfant dont la paternité pourrait être remise en cause, l’avocat aurait perdu patience en proposant au client d’aller se masturber dans les WC du cabinet, et en lui faisant un prélèvement sous un bras (de manière à procéder à un test de paternité).

Suite à une enquête pénale débutée en 2023, une fois Le conseil régional de discipline saisi, une audience s’est déroulée, et le mis en cause a été assisté par un a

utre avocat.

En raison de la gravité des faits, la radiation contre l’avocat est prononcée en cette année 2024.

Mise à jour du 19 novembre 2025  à 15 h 16 :

Le 11 avril 2025, la cour d’appel de Bordeaux a rendu un arrêt majeur dans l’affaire contre l’avocat. Son désistement d’appel est déclaré sans effet, et la sanction la plus lourde du précédent jugement – sa radiation à vie du barreau – est annulée. Pour le reste, les décisions disciplinaires du 23 mai 2024 sont confirmées, marquant un tournant dans cette affaire.

En parallèle des sanctions disciplinaires, le mis en cause a également été condamné pénalement. L’enquête ouverte en 2023 avait révélé qu’il avait rédigé une fausse convocation judiciaire pour ce même client, lui laissant croire que sa procédure de divorce avançait activement. Pour ce manquement, la justice l’a condamné à une peine de prison avec sursis, sanction qui, bien que non privative de liberté immédiate, constitue une condamnation inscrite à son casier judiciaire et distincte des mesures disciplinaires touchant l’exercice de sa profession.

L’avocat est toutefois frappé d’une interdiction temporaire d’exercer de trois ans, accompagnée de sanctions complémentaires : publication de l’arrêt dans SudOuest pendant deux semaines, interdiction de siéger au conseil de l’

ordre ou au Conseil national des barreaux, et impossibilité d’occuper toute fonction de bâtonnier ou autre poste professionnel pendant dix ans. Le mis en cause est également condamné aux dépens.

En date de ce 19 novembre 2025, l’avocat a contacté Le Bulletin Bordelais en demandant la suppression intégrale de cet article. La demande de suppression formulée par Me R.P a été examinée avec attention par la rédaction du Bulletin Bordelais.

Conformément à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la suppression d’un article n’est pas automatique et ne peut être exigée par la seule volonté d’une personne mise en cause. La législation prévoit principalement le droit de réponse, permettant au mis en cause de présenter sa version des faits, mais elle ne contraint pas un média à retirer ses publications dès lors que celles-ci reposent sur des informations vérifiables et d’intérêt public. Dans ce contexte, et au regard de l’intérêt légitime de l’information pour le public, la rédaction a décidé de refuser la suppression de l’article.

Par ailleurs, un droit de réponse a été proposé à l’avocat afin qu’il puisse présenter ses observations dans les mêmes conditions de visibilité, conformément aux dispositions légales, mais Me R.P a indiqué ne pas souhaiter l’utiliser, ce qui confirme que la décision de maintenir l’article ne porte pas atteinte à ses droits légaux de faire valoir sa version.

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