À Bordeaux, l’été 2025 ne rimera pas qu’avec farniente. La métropole entame l’un de ses chantiers les plus sensibles : la rénovation complète du pont de pierre, doublée d’une modernisation des aiguillages à la porte de Bourgogne.
Résultat : les lignes A, C et D du tramway seront partiellement interrompues pendant trois mois. Un casse-tête logistique, mais un mal nécessaire pour éviter que l’ouvrage bicentenaire ne se délite plus encore.
Depuis plusieurs années, les ingénieurs alertaient sur l’état préoccupant du pont. Construit entre 1810 et 1822, le premier lien entre les deux rives de Bordeaux montre des signes inquiétants de fatigue : enfoncement des piles, infiltrations, corrosion interne. Le chantier annoncé est donc à la haute
ur du péril : 50 millions d’euros, 52 mois de travaux, et des interventions au millimètre pour ne pas fragiliser davantage la structure. Le cœur de l’opération ? L’enfouissement de 160 micropieux de 40 mètres dans les profondeurs du fleuve pour consolider les assises du pont.
Coupure stratégique côté tramway
Mais qui dit travaux sur le pont dit aussi coupure du trafic tramway. Et c’est là que les usagers trinquent :
- Ligne A : coupée entre Sainte-Catherine et Stalingrad
- Ligne C : arrêtée entre Quinconces et Villenave Pyrénées
- Ligne D : neutralisée entre Quinconces et Carle Vernet
Des bus relais sont prévus, mais ils n’éviteront ni les ralenti
ssements, ni les embouteillages. Les Bordelais devront s’armer de patience – ou de bonnes jambes.
La porte de Bourgogne se refait une beauté
En parallèle, la ville profite de cette fermeture pour moderniser les aiguillages du carrefour stratégique de la porte de Bourgogne. Objectif : fiabiliser les bifurcations, fluidifier le trafic et anticiper les extensions futures du réseau.
Bonne nouvelle tout de même : les circulations douces sont maintenues sur le pont, mais elles alterneront selon l’avancée du chantier. Les cyclistes pourront aussi emprunter les voies aménagées du pont Saint-Jean. Autre lot de consolation : un point info sera ouvert dès la mi-avril à la Maison écocitoyenne, et un calculateur d’itinéraire en ligne sera proposé dès mai.

