Le président de la Mosquée Al-Farouq, à Pessac, a vu son recours rejeté ce mardi 8 avril, par le tribunal administratif de Bordeaux.
Il contestait la décision de la préfecture de ne pas renouveler son titre de séjour. Mais la justice a estimé que les éléments à charge, notamment ses prises de position publiques, justifiaient pleinement la mesure.
Condamné en mars dernier à quatre mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme », Abdourahmane Ridouane est désormais sous le coup d’une procédure d’expulsion. L’affaire remonte à plusieurs publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il avait exprimé son soutien à l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, et rendu hommage à l’un de ses dirigeants, tué dans une frappe attribuée au Mossad. Ces propos, jugés graves, avaient déjà conduit le ministère de l’Intérieur à lui imposer une assignation à résidence dès le printemps 2024.
Malgré une première décision favorable en août dernier, qui avait temporairement suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour, la préfecture avait maintenu sa volonté de le voir quitter le territoire français. La décision rendue cette semaine marque un tournant décisif : sauf revirement en appel, l’expulsion semble désormais inévitable.
Le ministère de l’Intérieur pourrait désormais accélérer la procédure. Une mesure d’éloignement est d’ores et déjà prête, et les recours restants se réduisent. Abdourahmane Ridouane reste placé sous surveillance, interdit de quitter la commune sans autorisation préalable.












